Iceberg
J’avais 25 ans. L’écriture était ma passion. J’avais dans mon coeur ce désir de transposer ma passion en publiant mes écrits d’une quelconque façon, mais je ne passais pas à l’action. Pourquoi? Je me disais que j’étais trop jeune et trop peu expérimentée. Je finissais toujours par remettre le projet à plus tard. Vous savez, le fameux « un jour je le ferai, un jour ». Les années se sont écoulées. Je me suis mariée et deux trésors se sont joints à nous. Les temps libres se faisaient plus rares. L’envie de mettre de l’avant mon projet d’écriture prenait toutefois de plus en plus de place dans mon coeur. J’ai commencé à me poser les vraies questions... et leur répondre en toute honnêteté. Pourquoi ne menais-je pas à terme ce projet?
C’est en me posant cette question que j’ai constaté que la plupart de mes réponses étaient en fait des excuses. Parce que lorsque l’on veut réellement quelque chose, on fait ce qu’il faut pour y parvenir. Ma réflexion m’a toutefois permis de voir la pointe de l’iceberg. Aussi loin que je me souvienne, j’ai recherché la perfection. Sans jamais l’atteindre, bien évidemment. La perfection dans tout ce que je fais, dans mon emploi du temps, la perfection dans l’atteinte d’objectifs, la perfection dans la carrière, la famille, les relations. C’est épuisant, n’est-ce pas? Cette recherche de perfection m’a occasionné bien des larmes, de l’inquiétude, du stress, de la frustration et de la déception... sans compter tous les projets qui ont ainsi été avortés.
Je commençais à prendre conscience de l’emprise qu’avait le perfectionnisme sur ma vie. J’étais déterminée à changer. Au printemps dernier, la lecture du livre The Miracle Morning m’a chamboulée et a suscité en moi de profondes réflexions. D’ailleurs, je vous recommande fortement ce livre qui enseigne des principes qui peuvent littéralement changer votre vie! J’ai lu cette phrase toute simple, si simple qu’on peut facilement l’ignorer, mais si vraie qu’elle peut réellement engendrer une transformation : « Si tu veux une vie différente, tu dois d’abord vouloir faire quelque chose de différent! » J’ai compris que le changement devait venir de moi. Et j’ai décidé que c’était assez; je ne me ferais plus dérober mes rêves par cet iceberg, cette quête de perfection destructrice!
C’est à ce moment que j’ai pris la décision d’accepter mon imperfection. Je débutais mon blog trois mois plus tard. Le nom Parfaite imperfection me paraissait tout à fait en accord avec ce processus d’acceptation et de cheminement. Plutôt que de rechercher l’inaccessible, je cible le progrès. Toutes ces années, la raison sous-jacente aux excuses que je me donnais pour ne pas accomplir l’un de mes rêves était la peur de ne pas le faire parfaitement, de faire des erreurs dans le processus. Et vous savez quoi? Ce n’est définitivement pas parfait, mais je vois maintenant les « erreurs » comme des opportunités d’apprentissage plutôt que des échecs. Je concentre mes efforts et mon temps à me développer, à cheminer pour atteindre mon plein potentiel, qui lui est, parfaitement imparfait.
Et vous, quel est votre iceberg? Quel est votre voleur de rêves? Qu’est-ce qui vous empêche d’atteindre vos objectifs? Soyez honnêtes! J’ai envie de dire à chacun de vous : « Tu n’es pas trop jeune, pas trop vieux. Maintenant est le bon moment pour faire un pas vers l’atteinte d’un objectif ou l’accomplissement d’un rêve! »