Inquiétude

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Il est si facile de s’inquiéter. Si facile de perdre notre paix et notre calme. Nous regardons au passé et nous nous inquiétons des répercussions de nos mauvais choix. Nous pensons au futur et nous pouvons facilement se laisser emporter par une vague d’anxiété et de tourment. Tout peut être sujet à inquiétude : notre santé et celle de nos proches, notre vie de couple, nos finances, les changements climatiques, la réussite scolaire de nos enfants, notre carrière, etc. 

L’inquiétude est en fait une appréhension de ce qui peut arriver. Parfois, elle nous pousse à revisiter nos priorités, à passer plus de temps avec un proche, à faire de meilleurs choix financiers. À ce stade, l’inquiétude est plutôt une préoccupation qui nous pousse à adopter d’heureux changements et ainsi vivre moins de regrets. En ce sens, l’inquiétude a pratiquement un objectif louable, mais elle peut rapidement nous tromper. Elle est loin d’être inoffensive, insignifiante, banale. 

Une inquiétude excessive nous empêche de réfléchir clairement. Nous pouvons rapidement nous sentir submergés par nos inquiétudes et c’est à ce moment que nous ne voyons plus clair, nous figeons, nous perdons nos moyens, notre joie et notre calme. À l’hiver 2008, ma précieuse maman reçoit le diagnostic que personne ne veut recevoir : cancer. Bien entendu, notre univers est chamboulé. L’inquiétude arrive à toute allure et veut s’installer dans nos pensées. Je vous mentirais si je vous disais que l’inquiétude ne nous a pas submergées, mais nous avons beaucoup appris.

Pendant les 17 mois éprouvants qu’aura duré le combat de ma mère, mon plus grand combat fut celui généré par mes inquiétudes. Comment va-t-elle réagir aux traitements de chimiothérapie? Va-t-elle souffrir? Par-dessus tout, va-t-elle mourir? Est-ce que je vais perdre ma chère maman, cette personne la plus importante sur cette terre pour moi à ce moment? 

Au fil des mois, j’ai appris que l’inquiétude ne change en rien nos circonstances. Que je m’inquiète ou non, la réalité demeure la même. J’ai compris avec le temps que là où nous mettons notre confiance détermine notre réponse à l’inquiétude. Certains feront confiance à la Vie, d’autres à l’Univers, moi j’ai choisis de faire confiance à Dieu alors que je vivais ma foi depuis déjà 10 ans environ.

Le remède à l’inquiétude est la confiance. En remplaçant nos inquiétudes par des pensées positives en lien avec ce qui est pur et bon (pour moi, des passages bibliques), nous mettons peu à peu un arrêt aux conséquences néfastes de l’inquiétude. Je ne dis pas qu’on arrête de s’inquiéter, mais chaque fois qu’on sent l’inquiétude surgir, on la repousse en remplissant nos pensées de confiance.

La confiance n’est pas magique. La foi non plus. Ma mère est décédée à l’été 2009 après avoir mené un grand combat. Je sais cependant que je n’aurais pas voulu vivre cette grande épreuve sans cette confiance qui m’a permis d’expérimenter la paix et la joie à travers la tempête. 

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