Ce n’est pas la fin

12 juillet 2009. J’étais à l’hôpital, aux côtés de ma précieuse maman. Sa respiration était bruyante et laborieuse. Elle continuait de combattre ce cancer destructeur. Mais elle s’épuisait. Je continuais de lui parler et de caresser ses mains, mais elle ne pouvait plus me répondre ni bouger. Après quelques heures, mon frère et moi lui avons dit qu’elle pouvait partir, qu’on serait ok, qu’on l’aimait profondément et qu’on la remerciait pour tout l’amour qu’elle nous avait donné chaque jour de sa vie. 

J’avais 27 ans, elle en avait 62. Je m’ennuie de ma précieuse maman, de sa douceur réconfortante, de son regard rempli de fierté lorsqu’elle me regarde, de ses câlins empreints d’une tendresse inégalée, de ses judicieux conseils, de son amour sans conditions. 

Ma gorge se noue lorsque je pense aux moments marquants que j’ai dû vivre sans elle : notre mariage, la naissance de nos enfants, nos projets et tous ces moments du quotidien que je voudrais tant partager avec elle. 

MAIS j’ai placé il y a quelques années cette perte immense entre les mains de Jésus. Je sais bien que nous n’avons pas tous les mêmes croyances, mais j’avais envie de vous partager l’espérance, la paix et la sérénité que ma foi me procure parce qu’elle est accessible à tous. 

Je vous partage une phrase que j’ai lue dernièrement - de Lisa Terkeurst - qui m’a percutée et qui reflète si bien ce que je ressens vis à vis la mort de ma mère : « Everything lost that we place in the hands of God isn’t a forever loss. » (Tout ce qui a été perdu que nous plaçons entre les mains de Dieu n’est pas une perte définitive.) Et je ne parle pas seulement de l’assurance de revoir ma mère un jour. Je parle de ce que Jésus m’a permis de vivre à travers la souffrance et de la perspective enrichie que j’ai acquise sur la vie, celle sur terre et la vie éternelle qui suit.

Quand j’ai perdu ma mère, j’ai eu l’impression que ma vie ne pourrait plus jamais être aussi belle que lorsqu’elle était à mes côtés. Je me trompais. Et je l’écris ici parce que je sais pertinemment que plusieurs ayant vécu le départ d’un être aimé ressentent la même chose. 

La tristesse n’est pas la fin. La souffrance n’est pas la fin. La douleur n’est pas la fin. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je suis désormais persuadée que la vie de quelqu’un ayant perdu un être cher peut être enrichie et épanouie au-delà de nos attentes alors que la souffrance, vécue à travers l’amour et la grâce de Jésus, produit une richesse et une force inégalées. 

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Projet d’une vie